Le chef de l'Union des droites pour la République (UDR) Éric Ciotti, ici en mai, propose un contre budget. LP/Olivier Lejeune

Politique

Le patron de l’Union des droites pour la République (UDR) Éric Ciotti, qui rencontre le Premier ministre Sébastien Lecornu ce jeudi, souhaite économiser 120 milliards d’euros notamment sur les questions liées à l’immigration.

Le Parisien - 18 septembre 2025 - Par Le Parisien avec AFP

Sa vision est diamétralement opposée à celle de l’actuel chef du gouvernement. Le patron de l’Union des droites pour la République (UDR) Éric Ciotti, allié du RN, propose au Premier ministre Sébastien Lecornu un contre-budget qui prévoit 120 milliards d’économies à réaliser sur l’immigration, la politique sociale ou encore la contribution de la France au budget de l’Union européenne (UE).

Ce contre-budget « vise à réaliser 120 milliards d’euros d’économies structurelles, non par une hausse des impôts mais par une remise en ordre profonde de nos finances publiques », écrit le député des Alpes-Maritimes dans un courrier adressé au chef du gouvernement dont l’AFP a obtenu une copie, avant leur rencontre prévue ce jeudi à midi à Matignon dans le cadre des entretiens menés par Sébastien Lecornu.

Des « lignes rouges claires et non négociables »

Éric Ciotti ne cache pas sa sympathie pour le président ultralibéral argentin Javier Milei élu en promettant de couper dans la dépense publique à la tronçonneuse. Lui propose d’effectuer ainsi des économies près de trois fois supérieures à celle de 44 milliards prévues dans le budget de l’ex-Premier ministre François Bayrou, que l’Assemblée a fait tomber le 8 septembre.

Pour y parvenir, il veut « mettre fin aux abus liés à l’immigration », transformer l’aide médicale d’État (AME) « en dispositif d’urgence strictement limité », réduire la contribution française au budget européen et l’aide au développement, « réformer en profondeur nos politiques sociales » ou encore moderniser l’assurance chômage et la formation professionnelle.

Éric Ciotti, qui se présente aux municipales à Nice en mars, fixe des « lignes rouges claires et non négociables » pour le budget, citant notamment son exigence qu’il n’y ait aucune augmentation des prélèvements obligatoires, ni désindexation des retraites ou diminution de la prise en charge des soins et des médicaments.