Municipales

Après 25 ans de gestion de gauche, et alors même que tous les sondages témoignent d’une envie d’alternance de la majorité des Parisiens, il est temps pour le mal nommé « socle commun » de siffler la fin de la partie.

L'Opinion - 25 février 2026 - par Nicolas Beytout, Directeur de la publication

Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, le résultat des municipales donnera bientôt le top départ de la campagne de 2027 en fixant le décor dans lequel évolueront ensuite les nombreux candidats à la présidentielle. Selon que les plus grandes villes françaises basculeront ou pas de la gauche vers le centre ou la droite, voire vers l’extrême droite à Marseille, la physionomie de la campagne sera changée.

C’est à Paris que l’enjeu national se fera le plus sentir. Pour l’heure, le gloubi-boulga est à peu près incompréhensible, en particulier pour la droite et le centre : Rachida Dati, ministre d’Emmanuel Macron, est soutenue par Les Républicains (parti dont elle a été exclue) et le Modem, mais le parti du président de la République, sous la houlette de Gabriel Attal, préfère soutenir Pierre-Yves Bournazel, lequel est membre d’Horizons, la formation d’Edouard Philippe. Pour ajouter à la complexité, on dénombre sur les listes Dati plusieurs figures de Renaissance, tandis que sur les listes Bournazel, à côté d’anciens socialistes, on remarque la présence de la suppléante de Michel Barnier, haute figure des Républicains s’il en est.

Belle illustration de l’enthousiasme avec lequel la droite a réactivé la machine à perdre dans la capitale. Après 25 ans de gestion de gauche, et alors même que tous les sondages témoignent d’une envie d’alternance de la majorité des Parisiens, il est temps pour le mal nommé « socle commun » de siffler la fin de la partie. La mécanique électorale est implacable : la liste arrivée en tête au second tour empochera la majorité des sièges au conseil de Paris. Pour l’emporter, Rachida Dati, largement devant dans son camp, devra donc obtenir d’Edouard Philippe et Gabriel Attal qu’ils redoublent d’efforts pour imposer un retrait à Pierre-Yves Bournazel. Sauf à endosser la responsabilité de la défaite, ce qui, avant 2027, serait pour eux lourd de conséquences.