Le Haut Conseil Ambition France

Compte-rendu pour actions - Compte-rendu rédigé à partir des échanges de la première séance de notre Haut Conseil du mardi 14 avril 2026

Rapporteur Hugo Surjon- Responsable Communication Ambition France - This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. - 01 73 00 11 02

 

Mesdames, Messieurs, Chers amis,

Nous remercions l'ensemble des participants de notre premier Haut Conseil Ambition France pour leurs contributions et ces échanges riches et constructifs.

Vous trouverez ci-dessous le compte-rendu de nos travaux

 

Thème : « Quel Big bang en 2027 ? »

 

Synthèse

Les participants s'accordent sur un diagnostic commun : la France ne souffre pas d'un manque de recettes, mais d'un excès de dépenses, d'un déficit de travail et d'un manque de volonté politique. Les réformes sont techniquement connues. 

Le vrai défi est méthodologique : comment les rendre populaires, comment les faire accepter et comment trouver les relais humains dans une administration résistante au changement.

La prochaine échéance électorale de 2027 est identifiée comme la dernière fenêtre crédible avant une crise de type grec.

 

Contexte et objectif de notre premier Haut Conseil

Cette première séance du Haut Conseil Ambition France a réuni des entrepreneurs, des acteurs politiques, des think tank et des chroniqueurs dans un cadre informel et confidentiel. L'objectif : formuler des propositions d’action concrètes, économiquement efficaces, politiquement acceptables et socialement supportables, à engager dans les 100 premiers jours suivant une alternance en 2027. Cinq grands thèmes ont structuré nos échanges.

 

Introduction du président fondateur Ambition France Éric Gérard

 

Ambition France 

Mouvement citoyen libéral, réformateur et européen fondé par mes soins en 2006. 

Nous évoluons en dehors des partis politiques. 

Notre parti, c’est la France. 

Nous voulons simplement la faire gagner. La redresser et lui redonner sa prospérité.  

Nous faisons des propositions économiques, sociales et régaliennes dans le débat public. 

Ambition France en chiffres 

900 actifs société civile,

260 entrepreneurs, 

15 000 abonnés à notre lettre

 

Objectifs de notre Haut Conseil

Devenir le Conseil d’Administration de la France où les acteurs des mondes économique, politique et associatif puissent échanger en toute liberté et fluidité en dehors de la pression des médias.  

 

Notre ambition

Relever à moyen terme le Siècle. 

 

Les questions du moment 

Crise financière fatale ou création de valeur à venir ?

Un big bang en 2027 est-il encore possible ou devrons nous attendre à un scénario à la grec ? 

Travailler plus est-il encore envisageable en France  ? 

Nicolas Dufourcq nous disait ce matin que nous travaillons deux semaines de moins que les espagnols et 3 semaines de moins que les allemands. 

Xavier Fontanet indique qu’en nous alignant  simplement sur les ratios moyens européens, nous pourrions réduire nos dépenses publiques de 300 milliards ! 

Thierry Breton propose de faire du budget à l’équilibre enfin une règle d’or constitutionnelle. 

 

Plusieurs collèges présents ce soir  

Entrepreneurs, 

Politiques, 

Think tank, 

Chroniqueurs,

Comité Ambition France. 

 

Plans d’actions 

Échange en mode think tank informel 

5 thèmes économiques seront passés en revue par Nicolas Doze notre animateur économique que je remercie vivement de sa venue.  

 

Notre partenaire financier

Merci à Optigestion notre partenaire financier

Positionnement unique sur le marché 

 

« Nous faisons pour vous, ce que nous faisons pour vous »

 

Bonnes performances dans la durée. Nous sommes à votre disposition. 

Contact Hugo Surjon Chargé de relations investisseurs 

This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. 01 73 11 00 02 

 

Prochaines étapes

Plan d’actions rédigé par nos rapporteurs présents Hugo Surjon et Guillaume Law Yee

Des échanges réguliers 

Un groupe WhatsApp dédié au Haut Conseil

Former un véritable comité révolutionnaire de l'action citoyenne.  

 

Compte rendu pour actions Haut Conseil Ambition France #1 mardi 14 avril 2026 - Cercle de l'Union Interalliée - 

 
1 - Réforme de l'État et baisse de la dépense publique 

 

Diagnostic partagé : La France présente le taux de dépenses publiques le plus élevé de l'OCDE (57 % du PIB) et le taux de prélèvements obligatoires parmi les plus hauts du monde (47 % de la richesse nationale). Le problème n'est pas un manque de recettes mais un excès structurel de dépenses.

Propositions formulées :

 

  • Renouveler les têtes des administrations clés. S'inspirer du modèle Heritage Foundation utilisé par l'administration Trump : identifier les 200 postes stratégiques de l'administration et les pourvoir dès le lendemain de l'élection avec des personnes alignées sur le programme. Sans relais dans les administrations, aucune réforme ne peut aboutir.
  • Remettre en cause le statut de la fonction publique. Hors justice, police et armée, généraliser les contrats à durée déterminée. Recruter quelqu'un pour 44 ans sans possibilité de le faire évoluer est jugé économiquement absurde. L'extinction progressive du statut, sur une génération, permettrait de se rapprocher du modèle de pays où les contractuels représentent 90 % des agents.
  • Supprimer la mise en disponibilité politique. Ce privilège, qui permet à un fonctionnaire de se consacrer entièrement à la politique puis de retrouver son poste, surreprésente la fonction publique dans les instances électives (40 % des députés sont issus ou liés à la fonction publique) et bloque toute réforme de l'intérieur.
  • Piloter par les résultats et rémunérer la performance. Introduire une culture du résultat dans les administrations, avec une partie variable de rémunération liée aux économies réalisées. Les fonctionnaires eux-mêmes se plaignent de la bureaucratie ; leur donner les moyens d'y remédier et les associer aux gains peut créer une dynamique vertueuse.
  • Rendre les économies populaires. Pour obtenir un soutien public, reverser une partie des économies directement sur les bulletins de salaire ou les comptes des Français (ex. : suppression d'une dépense publique visible, dont le montant apparaît sur le compte bancaire du citoyen le mois même). Cette corrélation directe entre économie et gain de pouvoir d'achat est jugée indispensable à l'acceptabilité sociale.
  • Supprimer les charges non contributives. Environ 120 milliards d'euros de charges pesant sur les salaires n'ouvrent aucun droit social : ce sont de facto des impôts de production qui pénalisent la compétitivité des entreprises françaises face aux importations.
  • Réduire les effectifs par non-remplacement ciblé. Le turnover naturel de la fonction publique représente environ 500 000 départs par an (retraites, démissions, fins de contrat). Ne pas remplacer une large partie de ces postes, de façon sélective et non arbitraire, permettrait une réduction significative sur 10 ans sans brutaliser les agents en poste.
  • Créer des pilotes d'administration réformée. Tester les meilleures pratiques dans quelques administrations volontaires avant de généraliser, plutôt que d'imposer une réforme descendante uniforme.
 
2. Travail et compétitivité

 

Diagnostic partagé : La France travaille significativement moins que ses voisins européens (environ deux semaines de moins que l'Espagne, trois semaines de moins que l'Allemagne). Le vrai levier de pouvoir d'achat n'est pas la fiscalité mais la productivité. Le système actuel a créé des incitations rationnelles à ne pas travailler : pour certains profils, la comparaison entre aides sociales et salaire net rend le travail peu attractif.

Propositions formulées :

 

  • Remettre le travail au cœur du contrat social. C'est identifié comme la priorité des priorités, avant toute réforme fiscale. Les 35 heures représentent environ 200 milliards d'heures de travail perdues par rapport à la durée légale antérieure ; un décalage de l'âge de la retraite d'un an représente 25 milliards d'euros.
  • Réduire les incitations à ne pas travailler. Réformer les aides sociales pour que le retour à l'emploi soit toujours financièrement avantageux. Plafonner le cumul des aides via un compte social individuel agrégeant toutes les prestations versées par l'État et les collectivités, avec un plafond à 70 % du SMIC par exemple.
  • Valoriser l'effort plutôt que de demander un sacrifice. Toute réforme doit être présentée en montrant aux citoyens ce qu'ils y gagnent concrètement et immédiatement.
  • Développer la participation et l'intéressement. Ce mécanisme de rémunération directe crée une synergie puissante. Réduire les taxes sur la participation pour en faire un vrai levier d'adhésion au travail.
 
3. Financement de la protection sociale

Diagnostic : Le financement actuel repose sur des charges salariales opaques (1 700 combinaisons de taux et de branches), ce qui rend le système illisible et politiquement ingérable.

Propositions formulées :

 

  • Simplifier radicalement le bulletin de salaire. Réduire à quelques lignes claires (vieillesse, maladie, chômage) pour que chaque salarié comprenne ce qu'il cotise et ce à quoi il a droit.
  • Supprimer les 120 milliards de charges non contributives pesant sur les salaires.
  • Mettre en concurrence la protection sociale. Permettre à des acteurs privés et associatifs de proposer des solutions complémentaires, notamment sur la retraite, la santé et le chômage.
  • Développer la capitalisation retraite. Création d'un fonds de capitalisation alimenté par des actifs publics existants, permettant à chaque salarié d'investir librement avec une gestion individuelle et non étatisée, et une fiscalité attractive.
 
4. Relance de la productivité et choc de simplification

 

Diagnostic : La France est à l'aube d'une révolution industrielle majeure portée par la robotique et l'intelligence artificielle, qui offre une opportunité réelle de rattrapage compétitif — à condition d'agir vite.

Propositions formulées :

  • Créer un comité de déréglementation. Identifier et supprimer les normes qui bloquent l'investissement et la production, notamment sur le foncier industriel.
  • Supprimer la CVAE. Identifiée comme un impôt de production particulièrement nocif, elle pénalise directement l'investissement industriel.
  • Faciliter l'accès au foncier industriel. Des réserves foncières inutilisées existent à côté d'usines qui ne peuvent pas s'étendre faute d'autorisation.
  • Garantir une énergie abondante et bon marché. Sans électricité compétitive, pas de réindustrialisation possible.
  • Mobiliser l'épargne privée vers l'investissement productif. Environ 3 000 milliards d'euros d'épargne des Français sont aujourd'hui peu utiles à l'économie réelle. Une fiscalité favorable à l'investissement permettrait de financer la croissance sans argent public.
  • Renforcer l'écosystème de financement des startups et PME. La France a enregistré une baisse de 50 % des levées de fonds en un an. Sans fonds d'investissement solides et stables, les entreprises innovantes partent se développer à l'étranger.
  • Lutter contre le protectionnisme déloyal. Il s'agit de réciprocité : ne pas autoriser sur le marché européen des produits dont les fabricants bénéficient de subventions massives de leur État, qui faussent la concurrence.
 
5. Méthode politique et acceptabilité sociale

 

Diagnostic : 57 % des Français sont bénéficiaires nets des transferts sociaux, ce qui crée structurellement une résistance potentielle à toute réforme. Pourtant, les Français sont lucides sur la non-soutenabilité du système et aspirent au changement — à condition qu'il leur soit expliqué clairement et qu'ils en voient les bénéfices.

Propositions formulées :

  • Utiliser le référendum comme outil de légitimation. Soumettre les grandes réformes au vote populaire prive la contestation syndicale ou politique de sa légitimité face à la volonté directement exprimée du peuple.
  • Travailler la pédagogie économique dans les médias. Donner du temps d'antenne long aux débats de fond, sans couper les intervenants, pour que les Français puissent s'approprier les enjeux.
  • Distinguer effort et sacrifice. Une réforme présentée comme un effort dont le citoyen voit le retour immédiat est acceptée. Un sacrifice sans contrepartie visible est rejeté.
  • S'appuyer sur l'échelon municipal comme laboratoire. Les majorités municipales montrent qu'on peut agréger des élus d'horizons différents autour d'un programme de bon sens, atteignant 70 % d'adhésion sur des sujets structurants.
  • Réimpliquer les associations et les entreprises dans la résolution des problèmes publics. La France compte 1,4 million d'associations et 12 millions de bénévoles. Aucune administration ne devrait traiter un problème sans avoir d'abord recensé les acteurs privés et associatifs capables d'y contribuer.
  • Agir sur la démographie politique. En 2027, un tiers des Français aura plus de 65 ans. Tout programme doit intégrer cette réalité démographique dans sa conception et sa communication.