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Société civile

D’un côté, le syndicat signe avec les autres centrales un appel au dialogue ; de l’autre, il refuse l’invitation de Muriel Pénicaud, ce vendredi, et maintient les appels à la grève.

L'Opinion.fr - 6 décembre 2018 - Par Fanny Guinochet

Ce vendredi matin, une chaise sera vide. Celle de la CGT absente de la réunion proposée par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Tous les partenaires sociaux sont pourtant conviés : c’est le début de la concertation annoncée par le gouvernement pour tenter de sortir de la crise des Gilets jaunes. Il s’agit notamment de travailler sur des mesures concrètes comme l’instauration d’une prime mobilité.

La centrale de Philippe Martinez a fait savoir qu’elle ne répondra pas à cette invitation. Pas question, selon elle, de « se laisser récupérer par le gouvernement qui tente de trouver une unité nationale sous prétexte de risques de violences lors des manifestations et actions à venir ». Et la centrale de Montreuil de pointer, dans un communiqué officiel, la responsabilité « du gouvernement qui joue l’incendiaire social » tout en ajoutant que « la violence est d’abord sociale ! ». Un texte offensif et revendicatif, fidèle au ton employé traditionnellement par l’organisation, mais très éloigné de la déclaration signée deux heures plus tôt par cette même CGT.

Dialogue et écoute.

Car, jeudi matin, Philippe Martinez avait accepté de rejoindre ses homologues syndicaux à la CFDT. Tous les numéros un se sont en effet réunis dans le quartier de Belleville à Paris, pour faire le point sur la situation. L’échange, qui a duré deux heures, s’est passé « dans une ambiance sereine et constructive », selon un participant. Au point même que tous sont tombés d’accord pour condamner unanimement la violence : « Le dialogue et l’écoute doivent retrouver leur place dans notre pays », et rédiger un texte commun.

Et une fois n’est pas coutume, à l’exception de Solidaires qui souhaitait l’organisation commune d’une journée d’action, tous ont accepté d’apposer leur griffe sur une déclaration dans laquelle ils appellent le gouvernement à garantir de réelles négociations, « larges, ouvertes, et transparentes ». La demande de dialogue reste toutefois très large : pouvoir d’achat, salaires, logement, transport, fiscalité, services publics… Les organisations se gardent bien de préciser, dans le détail, des revendications.

Entre apaisement et mobilisation, la CGT n’a visiblement pas tranché. Elle reste sur le front, espérant engranger des voies sur la contestation des Gilets jaunes. Samedi dernier, elle appelait à une journée d’action. Même si celle-ci fut peu suivie, la centrale de Montreuil lance ce 14 décembre une nouvelle mobilisation pour « agir sur les salaires, les pensions et la protection sociale ». Pourtant, au début du mouvement, elle recommandait à ses troupes de ne pas se mêler aux Gilets jaunes, au prétexte qu’ils risquaient d’être noyautés par l’extrême droite.

Du côté des transporteurs routiers, pas question non plus d’arrêter la grève. Après leur rencontre, jeudi matin, avec Élisabeth Borne, au ministère des Transports, les fédérations CGT (mais aussi FO) de chauffeurs ont maintenu leur appel au débrayage, à partir de dimanche soir. Seule inflexion possible, une levée éventuelle des blocages s’ils obtiennent un « engagement écrit » du patronat sur la rémunération des heures supplémentaires…

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