Fonction publique

L’appel des syndicats de la SNCF à une grève reconductible deux jours sur cinq à partir d’avril, jusqu’en juin, suscite de vives réactions politiques.

 

L'Opinion - 16 mars 2018 - Par La Rédaction.

La ministre des Transports Elisabeth Borne, sur CNews, a jugé « irresponsable » la « posture » des syndicats de la SNCF. Sur RTL, Valérie Pécresse a demandé qu’un service minimum soit « respecté ».

Les réactions n’ont pas tardé. Au lendemain de l’appel des syndicats représentatifs de la SNCF à une grève reconductible deux jours sur cinq pendant trois mois à partir du 3 avril, les politiques sont montés au créneau, vendredi 16 mars. Elisabeth Borne, ministre des Transports, et Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, ont mis en avant la négociation et le désagrément que vont subir les usagers de l’entreprise publique.

Interrogée par CNews, Elisabeth Borne s’est dite prête à négocier « sept jours sur sept ». Elle a critiqué la « posture » des syndicats, « pas responsable ». « Ça n’est pas la bonne méthode, la bonne méthode c’est la négociation. » « Le gouvernement ne cherche pas l’affrontement, ne cherche pas l’épreuve de force. Les syndicats disent deux jours de grève tous les cinq jours, moi je dis négociation sept jours sur sept. Il y a beaucoup de sujets à négocier », a-t-elle ajouté, insistant sur les dates d’ouverture du trafic de voyageurs à la concurrence.

Elle a ensuite envoyé un message aux syndicats : « Le contenu de la loi, il est à écrire ensemble dans la négociation. » Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a répondu quelques instants plus tard sur Franceinfo : « Chiche, mais dans ce cas, pas sur le dos des cheminots. »

« Des alternatives pendant les jours de grève. » Sur RTL, Valérie Pécresse, présidente LR de la région Ile-de-France, a exhorté l’Etat à faire respecter le service minimum. « Je suis extrêmement préoccupée par ce préavis de grève et je demande à l’Etat que le service minimum soit respecté. Nous avons fait voter une loi sur le service minimum [en 2007]. S’il n’est pas effectué par la SNCF, l’entreprise devra rembourser les voyageurs. » Elle a évoqué « un train sur trois aux heures de pointe ».

« La région Ile-de-France travaille sur des alternatives pour réduire la galère des voyageurs pendant les jours de grève », a ensuite expliqué Valérie Pécresse. « Nous travaillons dans deux directions : inciter au télétravail et favoriser le covoiturage. » Pour cela, elle a lancé « un appel à la solidarité citoyenne. Il nous faut des conducteurs automobiles », qui seront « remboursés sur la base de dix centimes du kilomètres, et pour les passagers ce sera gratuit ».

Jugeant la réforme de la SNCF « indispensable », Valérie Pécresse s’est en revanche montrée « très surprise » par le choix du gouvernement de légiférer par ordonnances. « Il me semble qu’avec [sa] majorité, le gouvernement pourrait prendre le temps du débat parlementaire. »

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