Réformes

Après cinq mois de panne sèche, Emmanuel Macron tente de remettre le pays sur le chemin des réformes, en tentant, malgré la fatigue des équipes, de retrouver l'« efficacité » des premiers temps.

 

Les Echos - 2 mai 2019 - Par Cécile Cornudet

Si l'on était dans une voiture (ancien modèle), on appellerait ça mettre le starter. Emmanuel Macron fait pression sur le gouvernement, Edouard Philippe aligne les mesures concrètes de pouvoir d'achat (à défaut d'être immédiates), Julien Denormandie lance ses territoires « cités éducatives », Christelle Dubos explique le dispositif « pensions alimentaires »… L'impulsion vient du haut ; il faut remettre en route la machine à réformer.

Car après dix-huit mois de vive allure, plus rien. Elle s'est arrêtée, ou plutôt les gilets jaunes l'ont arrêtée. L'inertie menace. L'élan de la présidentielle s'est évanoui. Et dans le temps, plusieurs points de rouille menacent de gripper le système. Les mauvaises habitudes d'abord, celles de certains conseillers ou ministres qui tordent, sciemment ou pas, les consignes élyséennes. Telle petite ligne SNCF qu'on s'apprête à fermer quand Emmanuel Macron a dit le contraire, par exemple. Excès de confiance, désarroi face à la parole du président (« on n'a pas de visibilité », se plaint-on) ? Tout se mêle. Y compris l'usure et la fatigue.

Entraîner la société

L'administration est à l'unisson. Sous pression depuis le début, ouvertement mise en cause depuis six mois, confortée dans ses habitudes par les difficultés du politique, puis à nouveau bousculée par les annonces sur l'ENA et les grands corps. Rouage cherche huile pour se remettre à fonctionner.

Emmanuel Macron y ajoute des gaz (de la pression, toujours) et de l'air (un recrutement élargi). Pour les trois dernières années de son mandat, il cherche à renouer avec ses succès des premiers temps. Equipes sous tension, y compris s'il faut les changer, comme à l'Elysée, ou menacer de le faire, comme au gouvernement. Process hérités de l'entreprise. « L'efficacité » reste le maître mot, auquel ont été adjoints ceux de « concret » et de « proximité ». Il faut changer la vie des gens.

Apres négociations Bercy-entreprises sur les niches fiscales

Edouard Philippe, l'acte 1

Mais pour éviter de connaître un nouvel accident industriel, il promet aussi d'introduire de l'écoute dans son dispositif et de la concertation (partenaires sociaux, associations, élus). Son espoir : susciter un entraînement de la société. Macron 1 et Macron 2 doivent se marier pour remettre le pays en mouvement, à bon rythme, même si plus personne ne croit à celui du bulldozer. Est-ce possible ?

Cécile Cornudet cornudet

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