Delphine Burkli

Municipales Paris

INTERVIEW- «C’est un choix de raison et de conviction. Je ne renie pas mes valeurs», explique la maire du IXe arrondissement de Paris, ex-adhérente des Républicains.

 

 Le Figaro.fr - le 28 Août 2019 - Par Tristan Quinault-Maupoil

LE FIGARO.- Dans quel contexte faites-vous votre rentrée?

DELPHINE BÜRKLI.- Cette année encore, à Paris, 3 000 enfants vont sortir du système scolaire car des familles entières quittent une capitale qui est devenue difficile à vivre. Ce chiffre résume à lui seul le bilan d’Anne Hidalgo. Les problèmes liés au logement, à l’environnement, à la qualité de vie, au pouvoir d’achat n’ont pas été réglés. Notre espace public est en pagaille. Je n’attends plus grand-chose de cet exécutif municipal qui est aux responsabilités depuis près de 20 ans. Mais cette rentrée est quand même un peu particulière, marquée par le début de la campagne municipale. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de prendre position dès maintenant.

Quel est votre choix?

J’ai décidé de nouer une alliance stratégique avec Benjamin Griveaux. J’ai beaucoup échangé depuis deux ans avec lui et nous avons la volonté de proposer un autre avenir aux Parisiens. Face à l’instabilité du monde, où tout se bouscule, notre ville fait face à des défis considérables, environnementaux, sécuritaires, économiques, sociaux et migratoires. Hélas la municipalité sortante n’a pas pris le train du XXIe siècle. En nouant ce partenariat avec le mouvement du président de la République, nous voulons rassembler une majorité de Parisiens au-delà des clivages partisans autour d’un projet crédible et innovant.

Vous dites aux électeurs de droite que l’alternative à Paris c’est forcément La République en marche ?

C’est un choix de raison et de conviction. Je ne renie pas mes valeurs. Je ne deviens pas adhérente de la LREM mais j’apporte mon expérience de maire d’arrondissement en lien avec mon parcours. J’étais en 2014 la seule à conquérir un arrondissement grâce à un large rassemblement du centre gauche à la droite. Le fait que je sois aujourd’hui la première à constituer cette alliance avec Benjamin Griveaux est cohérent.

Cédric Villani annoncera ses intentions mercredi prochain...

La condition de la victoire, c’est une photo de famille élargie avec des personnes qui n’ont pas emprunté les mêmes chemins personnels et qui ont une histoire politique différente. Cédric Villani est un compétiteur qui a envie comme nous de gagner cette élection. Ses idées doivent irriguer la campagne. Sa place est avec nous. Je le dis aussi à Gaspard Gantzer. De la même manière, Pierre-Yves Bournazel sera une carte maîtresse de la victoire à Paris. Nous portons tous le même dessein.

Benjamin Griveaux à la tête de Paris, qu’est-ce que ça changerait?

Avec Benjamin, on aura enfin un maire au service des Parisiens. Un maire qui s’impose une obligation de résultats sur les sujets quotidiens essentiels: propreté, sécurité, déplacements, place des familles dans la ville. Ce qui suppose un changement de méthode radical: moins de bureaucratie, plus de concertation et plus de pouvoir aux arrondissements qui sont au contact des réalités du terrain.

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