Collectivités locales

Le débat sur le dernier budget de la mandature dans la capitale débute lundi. La municipalité met en avant son respect du contrat financier avec l'Etat. L'opposition s'inquiète de la trajectoire de la dette.

Les Echos - 6 décembre 2019 - Par Laurent Thévenin

Le débat sur le budget 2020 de la Ville de Paris, la semaine prochaine, devrait inévitablement virer à l'examen du bilan financier d'Anne Hidalgo à un peu plus de trois mois  des élections municipales . Selon la mairie, ce budget, le dernier de l'actuelle mandature, s'inscrit « dans la droite ligne de la trajectoire budgétaire définie dès 2014 ». « Il vient confirmer la bonne santé financière de la ville de Paris pour ceux qui en doutaient encore », a déclaré mercredi Emmanuel Grégoire, le premier adjoint , en amont du Conseil de Paris qui se tiendra de lundi à jeudi.

Le projet de la mairie est dans les clous du  contrat financier passé avec l'Etat . D'une année sur l'autre, les dépenses de fonctionnement sur le périmètre du contrat vont progresser de 0,87 %. Soit moins que la hausse maximum permise dans le cadre de cette contractualisation (+ 1,14 %). La capacité de désendettement de la ville s'établit à 9,39 ans, là aussi en dessous du plafond de 12 ans fixé par l'Etat.

Une trajectoire de la dette « inquiétante »

Comme les années précédentes, les élus d'opposition tirent, eux, à boulets rouges sur une trajectoire de la dette unanimement jugée « inquiétante ». Depuis 2014, l'équipe d'Anne Hidalgo, qui a promis un programme d'investissements de 10 milliards d'euros sur la mandature, a eu largement recours à l'emprunt. La dette va ainsi passer de 3,67 milliards d'euros en 2013 à 6,01 milliards d'euros en 2020.

« Ce seront les impôts de demain ! », a tonné Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du groupe Les Républicains et Indépendants (LRI), qui s'inquiète d'« un effet retour de bâton ardu dès 2031 »« Les charges de fonctionnement, et notamment les charges de personnels, n'ont pas été maîtrisées », pointe Jérôme Dubus, président du groupe des macronistes de droite. « Il va falloir agir si l'on ne veut pas augmenter les impôts ou vendre le patrimoine », souligne Pierre-Yves Bournazel, président du groupe 100 % Paris et  candidat au fauteuil de maire en mars prochain.

Pas de hausse de la fiscalité locale directe

L'équipe municipale fait valoir de son côté une épargne brute conséquente (653 millions d'euros en 2020). « Notre capacité de financement permettra, l'année prochaine, de financer grâce aux ressources propres de la collectivité 81 % des investissements », souligne-t-on chez Anne Hidalgo. L'exécutif a ainsi inscrit au budget 1,94 milliard d'euros de nouvelles autorisations de programme d'investissement. Le tout sans augmentation de la fiscalité locale directe.

Selon  David Belliard , président du groupe écologiste et tête de liste Europe écologie-Les Verts pour les municipales, le budget marque toutefois « une rupture » dans la stratégie d'investissement, avec 230 millions en moins pour la transition écologique. Une inflexion que l'élu vert entend corriger en partie via un amendement budgétaire de 80 millions d'euros, qui n'aurait, selon lui, aucun impact sur la trajectoire de la dette.

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