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30 mesures pour faire reculer l'islamisme

Rapport publié par Les Républicains - Septembre 2018

Préambule

« CE PROJET D’ISLAM DE FRANCE EST UNE ILLUSION DANGEREUSE ».
Pour notre pays la question de l’islam se pose avec une particulière acuité : la France compte un grand nombre de musulmans et elle est aussi le pays européen le plus aux prises avec l’islamisme, qu’il soit djihadiste à travers les multiples attentats sur notre sol depuis 2015, ou uniquement séparatiste avec la communautarisation d’une partie de l’islam. Part non majoritaire sans doute mais qui est loin d’être négligeable : selon une étude de l’institut Montaigne réalisée en 2016, 28% des musulmans de France nourriraient des attitudes « sécessionnistes » ou « autoritaires », faisant passer la charia avant les lois et les valeurs de la République.

Aussi, il n’est plus temps de relativiser le problème en multipliant les discours angéliques sur un islamisme qui chez nous serait le fait de quelques individus isolés voire
déséquilibrés. Car si la minoration du phénomène islamiste nous a trompé pendant des années, sa psychiatrisation est désormais en train de nous aveugler :l’islam politique n’est pas une pathologie mais une idéologie, un nouveau totalitarismedont « la montée en puissance passe par la violence, mais pas seulement
» comme le souligne très justement Bouallem Sansal. Le refus de la mixité à l’école ou dans les services publics, la généralisation du port du niqab dans certains quartiers, la relégation des femmes, la libération de la parole fondamentaliste et parfois antisémite chez certains jeunes, la « halalisation » de nombreux territoires qu’évoque Gilles Kepel : tous ces faits connus et désormais reconnus doivent nous conduire à réaliser que le djihadisme n’est que la partie émergée de l’iceberg islamiste. Autrement dit, si la République veut neutraliser le totalitarisme islamique, elle doit l’appréhender dans sa totalité.
Or ce n’est pas le choix que dessinent les déclarations du Président de la République à travers cette illusion dangereuse que dessine son projet d’« Islam de France » :
- Là où il faudrait une politique de séparation pour garantir vraiment la laïcité , Emmanuel Macron semble choisir une politique de confusion puisqu’avec ce projet, la République interviendrait dans la gestion du culte musulman et même se substituerait à lui quant à son organisation et sa représentation. S’orienter vers un
islam concordataire serait contraire à la loi de séparation.
- De même, là où il faudrait une politique de protection pour assurer la sécurité et protéger la liberté des citoyens, le pouvoir cède à une politique de démission en ne dotant pas l’Etat des moyens régaliens dont il pourrait disposer en matière sécuritaire ou judiciaire.
- Enfin, là où il faudrait une politique d’assimilation pour combler le vide dans lequel se glisse le « tout » du totalitarisme islamique, le Président de la République
se contente d’une politique des bonnes intentions, oubliant que les enjeux civiques que posent l’islam ne pourront être résolus sans traiter en profondeur les questions d’immigration et sans renouer avec une conception généreuse mais exigeante de la citoyenneté française à travers l’assimilation. Car on n’intègre pas des valeurs comme la liberté de croire ou de ne pas croire, l’égalité entre les hommes et les femmes, la fraternité civique : on les assimile. L’assimilation est certes une contrainte mais elle comporte la promesse de devenir pleinement français comme l’a souligné Dominique Schnapper.
A la vérité, l’approche privilégiée par Emmanuel Macron a sa cohérence. Car pour celui qui fit l’éloge du multiculturalisme devant le congrès américain, ce projet fait
sens: si la société française a vocation à devenir multiculturelle, si elle n’est plus qu’un agrégat de communautés, alors oui effectivement la République n’a plus à exiger la
laïcité mais à satisfaire les différentes exigences communautaires... Ce n’est pas en revenant sur la neutralité de l’Etat que nous neutraliserons l’islamisme. Au contraire :
face à cet islam d’affirmation, nous réaffirmer ce que nous sommes : une République laïque, un Etat de droit, une Nation civique également. C’est le sens de ces propositions faites par Force Républicaine. Issues de la convention sur « l’islam et la République » organisée en juin dernier et d’un travail de plusieurs mois
ayant mobilisé nos équipes et de nombreux experts, ces mesures illustrent l’exigence que nous voulons porter : ne pas sacrifier la forme au fond, privilégier le combat des
idées plutôt que les querelles de personnalités. Car c’est seulement de cette manière que notre famille politique regagnera en crédibilité et en unité, afin de porter une
nouvelle espérance pour les Français.

Bruno RETAILLEAU
Président de Force Républicaine.

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