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jean marc borello sipaEmploi

Chargé d’une mission sur les contrats aidés, ce spécialiste de l’insertion veut croire à l’instauration d’un capitalisme différent, plus solidaire.

 

L'Opinion - 16 janvier 2018 - Par Fanny Guinochet ( Photo Sipa Press)

Le patron du groupe SOS remet ce mardi à la ministre du Travail son rapport sur les contrats aidés. La cérémonie se déroulera dans les locaux de Thierry Marx, un chef à la pointe du combat pour l’insertion des jeunes.

Jean-Marc Borello - président fondateur du groupe SOS, leader européen du secteur de l’économie sociale et solidaire - remet ce mardi à Muriel Pénicaud le rapport que la ministre du Travail lui a confié, en septembre dernier, sur « l’innovation sociale au service de la lutte contre l’exclusion du marché du travail ». En pleine tempête sur les contrats aidés, Muriel Pénicaud lui avait demandé de réfléchir à l’avenir de ces contrats et de passer au crible parmi les dispositifs actuels ceux qu’il faut renforcer ou modifier.

Lors des vœux de la ministre aux partenaires sociaux, lundi, ce patron de plus de deux mètres était là, avec sa bonne humeur communicative. Mais impossible de connaître ses conclusions. Un brin provocant, comme souvent, il lance « c’est un truc anticapitaliste ». Plus sérieusement, explique-t-il avec son accent méridional « il s’agit de remplacer la gamme des emplois aidés existants pour créer un nouveau contrat, qui laissera plus de place à l’insertion ». Tout juste sait-on que le rapport sera suivi d’effets puisque le texte de création de ce nouvel outil sera pris sans tarder. Et ce sera disruptif, « ça ne ressemblera à rien de ce que l’on connaît ».

Ce soutien d’Emmanuel Macron, qui a beaucoup œuvré au sein d’ EnMarche ! pendant la campagne est un militant actif pour la réinsertion pour les plus fragiles. Il est à la tête du groupe SOS, présent dans l’économie sociale et solidaire, issu d’une ancienne association créée avec Régine pour venir en aides aux toxicomanes. Composé d’entreprises d’insertion, de boutiques de commerce équitable, de centres pour jeunes, de 70 maisons de retraite, de 9 hôpitaux, le groupe se porte très bien, - la trésorerie atteindrait plus de 100 millions d’euros, et réalise 70 % de ses affaires dans le secteur concurrentiel.

Ancien éducateur spécialisé, Jean-Marc Borello a connu mille et une vie professionnelles, étant même passé par les cabinets ministériels. Il rêve de concilier capitalisme et solidarité, comme il l’explique dans son dernier ouvrage « Pour un capitalisme d’intérêt général », (éditions Débats publics, janvier 2017, 191 p., 18 €). Se classant volontiers à gauche, il croit à un nouveau modèle d’entreprise. En tant que visiteur du soir de l’Élysée, il pousse le Président à revoir la gouvernance d’entreprises.

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