Dans les prisons bloquees service minimum pour les detenusSociété Civile

Communiqué de Force Républicaine

 

Force Réublicaine - 22 janvier 2018

S’il y avait bien une crise prévisible, c’est celle qui secoue notre système pénitentiaire. Une fois de plus, et c’est typiquement et malheureusement français, il faut en arriver là pour que le gouvernement réagisse à chaud.

A Force Républicaine, nous avons de longue date dénoncé la paupérisation du système pénitentiaire, le manque de places de prison et l’effondrement de l’autorité de l’Etat. Lors de la campagne électorale E. Macron aussi, promettant 15 000 places de prison supplémentaires. Depuis, rien. Pas de programme lancé, pas d’initiatives, une Ministre qui semble découvrir le problème.

Pourtant les choses sont dramatiquement simples et bien connues : Radicalisation islamique qui transforme certaines prisons en centres de propagande et des bâtiments de détention en mosquées salafistes,

Surpopulation et vétusté carcérales de telle sorte que que 80 à 100 000 peines de prison sont en attente d’exécution faute de places disponibles. La France dispose de 58 000 places pour une population carcérale de 69 000 personnes alors que la Grande-Bretagne possède 96 000 places. Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, de la crise actuelle.

Dégradation des conditions de travail et de sécurité des personnels pénitentiaires, trop souvent considérés comme « la cinquième roue du carrosse »,

De manière plus générale, insuffisance chronique de moyens du Ministère de la Justice et lourdeur des procédures.

Devant la gravité de la situation, Force Républicaine affirme :

1 – Son soutien aux personnels pénitentiaires et propose de lancer une réflexion sur le transfert du service pénitentiaire au Ministère de l’Intérieur,

2 – La revalorisation des conditions de travail de ces personnels et leur dotation, en urgence, des moyens matériels améliorant notamment leur sécurité,

3 – La relance en urgence du « plan prisons » abandonné sous la présidence Hollande et l’engagement de construire 15 000 nouvelles places,

4 – Le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur la base simple et de bon sens : Tout délit mérite sanction et la sanction doit être effective. Pour cela, nous souhaitons une simplification de la procédure pénale, l’application effective et la diversification des peines. Il est notamment essentiel de créer des centres de détention dédiés aux islamistes radicalisés.

5- Le développement de peines de substitution à l’incarcération pour les plus petits délits exclusivement. FR propose de s’appuyer sur les exemples concrets qui sont efficaces. Certaines villes comme Orléans accueillent et encadrent, sur demande de la Justice, des travaux d’intérêt général avec à l’issue une assez bonne réinsertion. Ce type de réussite pourrait être étendu au travers de conventions signées entre collectivités locales volontaires et le ministère de la Justice.

6 – Le traitement spécifique de la délinquance des mineurs notamment par la création de centres éducatifs en milieu fermé pour éviter la collusion avec lagrande délinquance, ce qui aura aussi pour effet de réduire le nombre de détenus,

7– L’expulsion des détenus étrangers vers leur pays d’origine afin qu’ils y purgent leur peine, après accord avec ce même pays parce qu’il n’est pas normal que le contribuable français assume cette charge.

Voilà sept mesures à engager sans attendre. Au-delà de la crise des prisons, c’est l’ensemble de notre système judiciaire qui va mal. Il faut rétablir l’autorité de l’Etat dans les prisons et et redonner force de loi à ceux qui sont chargés de la faire appliquer, gardiens et policiers.

Depuis trop longtemps, l’Etat régalien est le parent-pauvre de l’Etat et la Justice le parent-pauvre de l’Etat régalien. Dans la logique constructive qui est la sienne et parce qu’il y a urgence, Force Républicaine fera de nouvelles propositions très prochainement.

Bruno Retailleau

Président de Force Républicaine

 

 

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