Pillages à Paris, le 17 ocotbre / AFP

Tribune

Tout se passe comme si une minorité agissante avait fait main basse sur le débat, exactement comme une poignée de casseurs saccage des lycées et interdit leur accès au plus grand nombre, ou comme cette alliance entre ultra-gauche et pillards prend en otage l’économie française

L'Opinion - 5 novembre 2026 - Par Nicolas Beytout, Directeur de la publication

 

Quelques dizaines de lycées bloqués sur 3 700 établissements, dans les rues des cortèges moins fournis qu’espéré par les syndicats, plus de 90 % des fonctionnaires au travail, des trains, des métros et des bus qui roulent partout, difficile pour ses organisateurs de crier au triomphe de la grande journée de mobilisation du 5 novembre.

Et pourtant, que de bruit, que de prévisions alarmistes, que de reportages catastrophistes. Enfoncée dans son pessimisme, la France n’écouterait-elle plus que les diseurs de mauvaise aventure ? Il n’est évidemment pas question de nier le sentiment général de malaise et de frustration sociale, ni la présence de milliers de manifestants dans de nombreuses villes, mais le pays n’est pas bloqué, n’en déplaise à tous les petits zélateurs de la révolution.

Tout se passe comme si une minorité agissante avait fait main basse sur le débat, exactement comme une poignée de casseurs saccage des lycées et interdit leur accès au plus grand nombre, ou comme cette alliance entre ultra-gauche et pillards prend en otage l’économie française.

Privé de moyens politiques, acculé par la dette, empêtré dans la fabrication impossible d’un budget pour 2027, le gouvernement n’a plus rien à offrir pour résoudre la crise. Attendre les élections ? C’est trop loin. On s’approche peut-être du moment où la majorité silencieuse devra sortir de sa réserve et peser sur les débats.

 

miniature nicolas beytout