Dépenses publiques
Environ 2 000 milliards d'euros sur les 3 500 milliards de dette publique française sont une dette sociale. C'est, à mes yeux, un véritable impensé collectif, un secret de famille national.
L'institut de l'Entreprise - juin 2026 -Par Nicolas Dufourcq (*) dans la revue "Sociétal"
J'ai été le grand témoin du dernier numéro de Sociétal, la revue de l'Institut de l'Entreprise consacrée au modèle social français, dans le prolongement de mon livre "La dette sociale de la France, 1974-2024". Les Français imaginent que la dette finance des infrastructures, des investissements productifs, des équipements d'avenir. En réalité, une part décisive finance des prestations sociales et donc du pouvoir d'achat courant, de la consommation et de l'épargne. Regarder cette vérité en face est la condition d'un débat lucide. Ce qui m'a le plus frappé, ce n'est pas l'existence d'une rupture franche, mais l'usure souterraine des principes qui encadraient l'usage de la dette : un interdit fondateur transformé, exception après exception, en simple variable d'ajustement. Elle ne s'est pas effondrée, elle s'est effritée, subreptice, presque imperceptiblement. Je vous partage le lien vers la revue en commentaire ⤵️
(*) Nicolas DUFOURCQ
est un haut fonctionnaire public et un dirigeant d’entreprises français. (France Télémcom, Cap Gemini)
Il est nommé directeur général de la Banque publique d'investissement (BPI) à sa création en janvier 2013 et est toujours à sa tête aujourd'hui
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