Économie
L’IREF vient d’organiser un grand colloque intitulé « Repenser les prélèvements obligatoires pour libérer les Français ». A cette occasion, M. Bruno Retailleau, ancien ministre et président du parti Les Républicains, a accepté de répondre à quatre questions – sur la flat tax, les aides aux entreprises, les assurances sociales et le calendrier des réformes – posées par les membres de l’IREF. Voici ses réponses.
IREF-Contrepoints.org - 15 avril 2026 - Par la Rédaction
Question 1 (Nicolas Lecaussin) — Sur la flat tax : l’impôt sur le revenu est devenu illisible. Moins de la moitié des Français paie cet impôt et 10 % d’entre eux en payent plus de 70 %. Les revenus les plus élevés sont surimposés et les taux d’imposition supérieurs vont jusqu’à 66,2 % avec la CSG et les taxes sur le revenu du patrimoine. Ce qui décourage l’activité, tue l’investissement locatif et crée la pénurie de logement, oblige à multiplier les niches qui rendent la fiscalité obscure et injuste… À l’IREF, nous avons étudié une fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu pour disposer d’une assiette plus large, sans niche, et d’un impôt à taux faible au-delà d’une franchise permettant de ne pas faire entrer dans l’impôt ceux qui en sont exclu aujourd’hui. Seriez-vous prêt à faire étudier et activer ce projet et à l’intégrer dans votre programme ?
Je partage votre diagnostic : notre système fiscal manque de lisibilité, de simplicité et de stabilité. En réalité, il est injuste, imprévisible et inefficace. Quarante-six ans de dérive socialiste — de 1981 à 2027 — n’ont fait qu’aggraver ces maux. Il convient d’y apporter des réponses aussi radicales que rationnelles.
L’impôt sur le revenu, dans sa forme progressive actuelle, concentre toutes les tares d’un mauvais impôt : il désincite au travail, conduit à la fuite des capitaux et des talents, et rend l’ascension sociale structurellement plus difficile pour les classes moyennes. La courbe de Laffer le rappelle sobrement : « les hauts taux tuent les totaux ». Le résultat est là : moins d’un foyer fiscal sur deux acquitte aujourd’hui l’IR, et 10 % des Français les plus aisés en supportent 75 % du produit — pour un rendement d’environ 92 milliards d’euros, soit 3,2 % du PIB, contre près de 168 milliards pour les seuls prélèvements sociaux.
Sur la voie de la réforme, je veux être honnête avec vous : la question de la fusion de l’IR et des prélèvements sociaux est sérieuse, et le travail de l’IREF mérite d’être étudié avec attention. Elle soulève néanmoins des questions complexes, notamment le risque d’aggraver à terme la progressivité de l’impôt. D’autres pistes méritent d’être explorées avec la même rigueur, de type flat tax. Aucun arbitrage n’est à ce stade tranché, et c’est précisément pourquoi je souhaite que ce débat soit ouvert, documenté et mené sans tabou.
Oui, je suis donc prêt à faire étudier et activer votre projet et à l’intégrer dans la réflexion programmatique — à condition que cette réforme serve nos objectifs prioritaires : encourager le travail, récompenser l’effort, et rendre à chaque citoyen la lisibilité à laquelle il a droit. Cette ambition fiscale ne sera toutefois crédible qu’adossée à un effort sérieux de maîtrise de la dépense publique : c’est pourquoi je m’engage parallèlement sur un plan d’économies de 120 milliards d’euros à l’horizon 2032, condition sine qua non du redressement durable de nos finances publiques.
Question 2 (Jean-Philippe Delsol, président de l’IREF) — Sur le grand effacement : les entreprises françaises supportent des charges fiscales et sociales significativement plus lourdes que dans les autres pays européens. Elles reçoivent aussi plus d’aides publiques diverses. Pour des montants de l’ordre de 120 à 150 Md€ respectivement. Nous avons évoqué dans ce colloque la possibilité de supprimer une large partie de ces aides publiques, de l’ordre de 100 Md€, en même temps qu’autant d’impôts, notamment des impôts de production. Ce serait neutre financièrement pour nos entreprises, mais elles y gagneraient en visibilité, en charges administratives, en liberté… tout ce qui favorise le développement économique. Le patronat y est d’ailleurs favorable. Qu’en pensez-vous ?
Le principe d’un effacement simultané d’aides et d’impôts est intellectuellement juste, et je partage l’intuition fondamentale : le système actuel est un aller-retour coûteux et pervers, où l’État prélève d’une main et redistribue de l’autre des sommes qui représentent au bas mot 120 milliards de coûts de gestion globaux pour les entreprises et l’administration réunies, c’est-à-dire plus de 4 % de notre PIB. Cette absurdité doit prendre fin.
Je dois néanmoins contester le périmètre des aides publiques auquel vous faites référence — qu’il s’agisse de la version à 100 milliards ou de celle à 150 milliards désormais portée par certains. Ce chiffre agrège des catégories radicalement différentes, et la confusion de périmètre peut conduire à de dangereuses erreurs s’agissant des solutions à y apporter.
Les 80 milliards d’allègements de cotisations sur les bas salaires ne sont pas des aides aux entreprises : ce sont des corrections partielles d’un coût du travail insupportable, construit depuis trente ans par la décision de financer des politiques universelles — la santé, la famille, le logement social, le transport public local — par des cotisations patronales plutôt que par l’impôt. Supprimer ces allègements sans refonder simultanément le financement de la protection sociale, c’est détruire entre 800 000 et un million d’emplois peu qualifiés. De même, une part majeure de ce qui est comptabilisé comme aides aux entreprises relève en réalité d’une tout autre nature. Les taux réduits de TVA — sur la restauration, les travaux, les produits de première nécessité — sont des aides à la consommation, pas aux entreprises : ce sont les ménages qui en bénéficient en premier lieu, les entreprises n’en étant que le canal de transmission. Les régimes mères-filles, l’intégration fiscale ou certains taux réduits d’imposition constituent quant à eux une normalisation destinée à éviter la double imposition. Dans les deux cas, ce n’est pas une aide, c’est la correction d’une anomalie — ou le choix délibéré de soutenir le pouvoir d’achat des Français.
Après un travail mené ligne par ligne sur l’ensemble des dispositifs recensés, j’aboutis à un constat clair : les vraies aides aux entreprises — celles qui constituent un transfert net de ressources publiques vers des entreprises identifiées ou des secteurs déterminés — ne représentent pas plus de 35 à 40 milliards d’euros. Dès lors, la surcharge fiscale nette pesant sur nos entreprises — impôts de production et cotisations patronales — par rapport à la moyenne de nos voisins européens s’établit à environ 67 milliards d’euros, une fois déduits ces 40 milliards d’euros d’aides. C’est cet écart-là qui tue notre compétitivité.
Je conteste donc fermement l’idée qu’il pourrait y avoir un double effacement portant sur des montants bien supérieurs à 40 milliards d’euros. Sauf à considérer qu’un taux réduit de TVA sur un médicament ou sur des produits alimentaires de base devrait être rehaussé à 20 % pour financer une baisse des impôts de production — ce qui serait non seulement économiquement absurde, mais politiquement intenable. Et même en restant dans le périmètre des 40 milliards d’euros d’aides réelles, rien n’est tout à fait évident : voudrait-on supprimer les 7 milliards du crédit impôt recherche qui maintient ingénieurs et chercheurs sur notre territoire ? Les quelques milliards de dispositifs fiscaux pour l’outre-mer, qui compensent des surcoûts structurels ? Le milliard d’exonération d’IS pour les sociétés d’HLM, au moment où la pénurie de logement est criante ? Chaque ligne de ce budget soulève des questions que la rhétorique du double effacement occulte soigneusement.
Ma proposition est plus réaliste et immédiate pour nos entreprises : leur rendre 40 milliards d’euros de compétitivité dès 2027. Concrètement : 15 milliards d’euros rendus par une réforme du financement de la protection sociale — en faisant des économies sur l’assistanat grâce au compte social unique et à la réforme de l’indemnisation chômage, et en abaissant les cotisations patronales qui financent des dépenses universelles n’ayant rien à faire sur la feuille de paie ; 10 milliards d’euros sur les heures supplémentaires, désormais totalement exonérées de cotisations patronales grâce à un seuil de « zéro cotisation » — ce qui est une sortie complète et assumée des 35 heures ; et 15 milliards d’euros d’impôts de production restitués, avec la suppression intégrale de la C3S, la suppression définitive de la CVAE, l’exonération de la composante industrielle de la CFE, et sur le forfait social, un recentrage ciblé : maintien du taux de 20 % sur la seule participation légale obligatoire, mais exonération complète de l’intéressement, de la part supra-légale de la participation et de l’épargne retraite individuelle. C’est identifié, financé, et garanti dans la durée. C’est ce que nos entreprises attendent : non pas un grand soir fiscal plein de promesses, mais un engagement clair, chiffré et immédiatement exécutable.
Mais le choc fiscal n’est pas tout. Le poids qui écrase nos entreprises n’est pas seulement fiscal — il est aussi normatif. Depuis le début des années 2000, le volume des lois et règlements a doublé, avec près de 33 000 mots supplémentaires chaque mois, pour atteindre un stock de plus de 48 millions de mots. Ce fardeau représente un handicap économique sous la forme d’un impôt caché qui pèse lourdement sur l’activité sans bénéfice pour les finances publiques. Dès le lendemain de l’élection, je supprimerai ou recentrerai strictement les cinquante règles, au moins, qui pénalisent le plus la production : relèvement du seuil des obligations sociales de 50 à 100 salariés, suppression du principe de précaution, moratoire immédiat sur toute interdiction allant au-delà des règlements européens, alignement des seuils des installations classées sur les standards européens. Ce n’est qu’une première vague — elle ouvrira une cure de désintoxication bureaucratique conduite avec méthode et dans la durée. J’y ajouterai une règle d’or : toute règle nouvelle imposant un euro de coût devra entraîner la suppression d’un euro de coût de règles existantes. Et la France cessera définitivement de s’imposer plus que ce que l’Europe exige — pas davantage, pas autrement, jamais par excès de zèle administratif. Ce chantier de déréglementation constitue, au même titre que le choc fiscal, un allègement substantiel et immédiat du poids qui pèse sur les épaules de nos entreprises.
Question 3 (Erwan Le Noan) — Sur les assurances sociales : la France ne peut plus assurer ses dépenses régaliennes de sécurité et justice parce qu’elle croule sous le poids des dépenses sociales (33 % du PIB, championne d’Europe et sans doute du monde). Comment rééquilibrer nos dépenses, réduire nos dépenses sociales ? Pourrait-on, comme l’Allemagne, permettre progressivement à ceux qui le souhaitent, au-delà d’un certain revenu pour commencer, de s’assurer socialement (maladie, maternité, retraite, puis chômage) auprès de compagnies privées ou mutuelles ? Ne serait-ce pas aussi un moyen de responsabiliser les Français ? Seriez-vous prêt à étudier une telle réforme en vue de son intégration dans votre programme ?
La question que vous posez est celle du pluralisme assurantiel — permettre à ceux qui le souhaitent, au-delà d’un certain niveau de revenu, de sortir du système obligatoire pour rejoindre une couverture privée ou mutualiste. Je ne vais pas vous répondre que la question mérite réflexion : elle mérite une réponse.
Mais permettez-moi d’abord de poser le cadre. Avec 57 % du PIB consacrés aux dépenses publiques — un niveau sans équivalent en Europe et probablement dans le monde —, la France n’a plus les moyens d’assurer ses fonctions régaliennes dans des conditions dignes. Ce déséquilibre n’est pas une fatalité : il résulte de choix politiques accumulés depuis quarante ans, qui ont étendu sans cesse le périmètre de la protection sociale sans jamais en questionner l’efficacité ni le financement.
Le redressement passe donc inévitablement par une réduction de la dépense sociale — non pas en retirant des filets de sécurité à ceux qui en ont réellement besoin, mais en mettant fin à l’assistanat généralisé et aux effets de rente qui gangrènent le système. À cet égard, je veux être concret : la réforme de l’assurance chômage que je propose — resserrement des conditions d’indemnisation, limitation à six mois des ruptures conventionnelles, alignement des frontaliers, dégressivité pour les hauts revenus — permettrait à elle seule de dégager environ 13 milliards d’euros d’économies par an. Le Compte social unique, qui donnera enfin à l’État une vision consolidée de toutes les aides versées à chaque adulte et permettra de plafonner leur cumul à 70 % du SMIC net, constitue le second levier majeur. Et la suppression de 15 milliards d’euros de cotisations patronales finançant des dépenses universelles qui bénéficient à toute la nation (famille, logement social, transport public local) — est la réforme de structure la plus évidente : ces impôts déguisés n’ont rien à faire sur la feuille de paie.
Sur la retraite, je suis favorable à la capitalisation. Le système par répartition pur transfère de manière structurelle du pouvoir d’achat des actifs de demain vers les retraités d’aujourd’hui dans une économie à croissance faible. Il ne s’agit pas de le supprimer — il assure un pilier universel indispensable — mais d’y adosser un nouvel étage par capitalisation pour tous complétant le pilier d’épargne individuelle. C’est le modèle que la quasi-totalité des pays développés a adopté. La France reste l’exception, à son détriment. Concrètement, je veux qu’un compte d’épargne retraite individuel soit ouvert pour chaque actif, alimenté progressivement par le redéploiement de flux existants — intéressement, participation, épargne volontaire — et investi prioritairement dans l’économie réelle : PME, industrie, infrastructures productives. À terme, ce dispositif permettrait de constituer un socle de capital productif de l’ordre de 1 000 milliards d’euros, renforçant à la fois la capacité d’investissement de notre industrie et la soutenabilité du système de retraite. Je veux que les textes permettant la montée en puissance de cette capitalisation soient adoptés dans les deux premières années du mandat.
Sur la santé, la question de l’opt-out se heurte à une réalité structurelle que je ne veux pas contourner par une formule : le financement de l’hôpital public est aujourd’hui directement adossé aux cotisations maladie. Extraire une partie des bons risques vers le privé sans refonder les règles de péréquation hospitalière, c’est déstabiliser le système avant d’avoir construit l’alternative. Ce n’est pas un refus de principe, c’est un diagnostic de séquence.
Oui, je suis donc prêt à étudier et à intégrer dans mon programme les pistes que vous proposez — en commençant par celles où la séquence est la bonne et les gains immédiats : la capitalisation retraite dès le début du mandat, la réforme de l’indemnisation chômage pour mettre fin à l’assistanat, et le basculement du financement des dépenses universelles hors de la feuille de paie. C’est un programme cohérent, financé, et qui respecte ceux qui ont réellement besoin de la protection sociale — sans entretenir ceux qui n’en ont pas besoin.
Question 4 (Pierre Garello) — Sur la méthode et le calendrier : de nombreuses réformes ont été évoquées : impôt sur le revenu, simplification administrative, allègement des charges sur les entreprises. Dans notre colloque nous avons aussi évoqué la TVA, la baisse de la fiscalité comportementale, la concurrence fiscale… Si vous êtes d’accord pour aller dans cette direction, quelle serait, selon vous, la bonne méthode ? Pensez-vous qu’une refonte radicale (comme les expériences de flat tax ou une TVA à large assiette) est politiquement viable en France, ou faut-il procéder par ajustements graduels ? En termes de calendrier, quelles seraient les 2-3 priorités absolues à mettre en œuvre immédiatement, dans les 100 premiers jours qui suivront la prochaine élection présidentielle ? Ne faudrait-il pas préparer dès à présent les textes les plus urgents pour permettre à celui représentera votre mouvement (nous n’anticipons pas !) de faire les réformes prioritaires sans délai ?
Vous me demandez : radical ou graduel ? Je réponds : radical dans les principes, séquencé dans l’exécution — et les textes sont déjà en cours de rédaction.
La réforme graduelle à la française, nous en connaissons le résultat : trente ans de promesses de simplification suivies d’accumulation supplémentaire de complexité, trente ans de grands soirs fiscaux annoncés qui ont produit des rustines. « Graduel » signifie en réalité que chaque étape sera négociée, chaque exception sera accordée, chaque report sera consenti sous pression corporative. Au bout du quinquennat, le bilan est nul et le système est plus lourd qu’avant. Je refuse cette logique. Radical ne veut pas dire simultané — cela veut dire qu’on ne transige pas sur les principes, qu’on n’accorde pas les exemptions sectorielles, qu’on ne reporte pas les décisions difficiles sous prétexte d’un consensus qui n’arrivera jamais.
Quelles sont mes trois priorités pour les cent premiers jours ?
Le premier chantier, c’est le choc normatif par ordonnances, dès le lendemain de l’investiture. Non pas une mission de simplification de plus — je veux une liste signée, des ordonnances rédigées, soumises au Parlement en session extraordinaire dans les premières semaines. Une cinquantaine de normes supprimées ou strictement recentrées : le principe de non-régression environnementale abrogé, le principe de précaution supprimé — on agit, on assume, on répare si nécessaire —, le seuil d’application des obligations CSE relevé de 11 à 50 salariés, la BDESE supprimée pour les entreprises de moins de 250 salariés, la suppression pure et simple du ZAN, les normes françaises alignées strictement sur ce que l’Europe exige — pas davantage, pas autrement. Ce premier chantier représente, rappelons-le, un allègement de 3 à 4 points de PIB sur l’activité.
Le deuxième chantier, c’est le choc fiscal de 40 milliards dans un projet de loi de finances rectificative à l’été. Pas dans le deuxième, pas après dix-huit mois de concertation. Le financement est d’ores et déjà identifié et crédible. La garantie est fixée à cinq ans car il y aura ensuite un moratoire sur les règles applicables à nos entreprises : aucune hausse compensatoire, signal d’investissement durable pour chaque entreprise qui décide de s’implanter ou d’embaucher en France.
Le troisième chantier, c’est la refondation du Code du travail par subsidiarité. Non pas une réécriture article par article — ce serait dix ans de travaux pour un résultat hypothétique —, mais une loi courte qui établit le principe de primauté de l’accord d’entreprise dans les domaines identifiés. Le Code devient supplétif : il s’applique à défaut d’accord, non comme plancher indépassable. Une cinquantaine de principes fondamentaux, rédigés dans le style du Code civil — des règles courtes, claires, d’application directe — remplacent des milliers d’articles réglementaires. Le contrôle judiciaire se recentre sur la conformité à ces principes, non sur la vérification procédurale article par article.
Sur la préparation des textes : ils seront rédigés avant l’élection ; certains même sont déjà prêts. Je refuse de gagner avec un programme et d’arriver à l’Élysée avec six mois de rédaction devant moi, pendant lesquels chaque lobby aura le temps de se mobiliser et chaque ministre de temporiser. Les ordonnances sont écrites, le PLF est cadré, la loi travail est rédigée. On n’improvise pas une transformation de cette ampleur — on l’exécute. C’est la différence entre un projet et un programme de gouvernement.
(seul le prononcé fait foi)
- 12 Lectures
