Enquête Politique Les business aux destins divers de Renaud Dutreil, inventeur de la niche fiscale préférée des grandes fortunes Depuis vingt ans, l’ancien ministre défend sans relâche le « Pacte Dutreil » qui porte son nom, un avantage fiscal sur les transmissions d’entreprise que les députés viennent de resserrer. Il en fait aussi un argument dans son activité d’investisseur, pas toujours avisé. premium-icon Article réservé aux abonnés Renaud Dutreil Renaud Dutreil en mai 2025 dans son bureau. L'ancien ministre ne manque pas une occasion de défendre le pacte qui porte son nom sur la transmission des entreprises. © Jeremy APPERT

Société civile

Avec près de 60% des électeurs français bénéficiaires nets de la grande machine à prélever et redistribuer l’argent (57% du PIB français part en dépense publique) notre pays n’est plus une véritable démocratie.

Post Linkedin - 19 mars 2026 - Par Renaud Dutreil

La machine achète les voix de la majorité à coups de redistribution et de gratuité. La machine a gagné. Elle a asservi 60% des électeurs, seule en Europe à avoir ainsi triomphé.

Les 40 % de contributeurs nets, durablement minoritaires, sont traités par tous les partis politiques à vocation majoritaire comme des « producteurs captifs sans intérêt électoral ». Leur voix n’est pas entendue. Par consensus des forces democratiques, la machine les surveille. Elle leur demande de produire toujours plus pour toujours moins de rémunération de leurs efforts et de leur talent, et en sus de ne pas remuer quand on les trait.

Ces salariés et travailleurs indépendants, les producteurs, devraient logiquement se révolter contre le joug dont les non-producteurs les accable via le système démocratique.

En pratique ils ne savent pas vers qui se tourner. Aucun candidat a l’élection présidentielle n’est prêt à inverser ce rapport de force et à bien traiter les producteurs.

Pourtant le sort du pays repose davantage sur eux que sur les non producteurs.

Abandonnés par les politiques, les producteurs développent des stratégies d’esquive : quitter la France, essayer d’échapper à l’impôt, réduire leur production individuelle (congés maladie, congés, démotivation au travail, chômage intercalaire), retarder leur entrée sur le marché du travail, accélérer leur départ en retraite, réduire leur train de vie et surtout limiter la natalité et l’investissement (biens de consommation durable et immobilier).

Avec cette loi d’airain des non producteurs, le pays s’enfonce dans un processus de tiers mondisation par régression (régression de la natalité, du PIB, de l’esprit d’entreprise, de l’innovation, de l’investissement individuel etc.. ) et sa vitalité diminue.

De Gaulle disait que les Français sont des veaux. Un ami agriculteur et éleveur me disait récemment que ce n’est pas gentil pour les veaux.

Seuls une prise de conscience des actifs, quel que soit leur statut, et le soutien des non producteurs qui ont gardé une âme de producteur (une partie des retraités) peut inverser ce processus d’auto destruction consentie.

Avec une candidature à l’élection présidentielle représentant les producteurs. Indispensable dans ce contexte.

Il reste une année !