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Points de vue...

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Publiés par les adhérents Ambition France et autres rédacteurs

“ J’ai décidé de changer mon vote “

Présidentielle

C’est en entendant ce matin sur Radio classique l’échange « Esprits libres » entre Guillaume Durand et ses invités journalistes - Bruno Jeudy et Nicolas Barré (Les Échos) que j’ai ouvert les yeux avec effarement sur cette élection, quelques jours avant un 1er tour fatidique et donc changé mon vote.

Renaud Girard: «Guerre en Ukraine, le dilemme stratégique de l’Occident»

Conflit

Vladimir Poutine lui-même est confronté à un dilemme: continuer sa sanglante aventure quitte à forger pour un siècle une nation ukrainienne hostile à la Russie, ou se retirer pour limiter la casse.

Léotard : « Mon choix est fait : c’est Macron, mais sans aveuglement »

Présidentielle

Entretien. L’ancien ministre de la Défense analyse la guerre entre l’Ukraine et la Russie, et annonce qu'il votera Emmanuel Macron pour la présidentielle.

Andreï Gratchev : « La Russie a l’impression d’avoir perdu la troisième guerre mondiale »

Conflit

L’ex-conseiller de Mikhaïl Gorbatchev explique pourquoi la Russie, qui s’est vue peu à peu exclue du concert des nations, veut sa revanche.

Macron, pourquoi tant de haine ?

Nicolas Domenach et Maurice Szafran partent à la recherche du vrai Macron tandis qu’Agnès Verdier-Molinié met à nu la réalité économique française.

Par Franz-Olivier Giesbert ( Le Point)

Il faut être inculte ou stupide pour ranger les livres parmi les choses inanimées. Ce sont presque tous des personnages vivants qui débattent entre eux, parfois jusqu'à la cacophonie.

L'auteur de ces lignes en a encore eu la preuve, vendredi dernier, quand il a trouvé dans sa boîte à lettres « en même temps », comme dirait le président, deux livres qui se répondent l'un à l'autre : Macron, pourquoi tant de haine ? de Nicolas Domenach et Maurice Szafran (Albin Michel), et Le Vrai État de la France, d'Agnès Verdier-Molinié (L'Observatoire).

Imaginez une explication de gravure entre un albatros qui, dans son ciel, pose une question et un char d'assaut qui, dans la gadoue, y répond : l'essai de Domenach et Szafran est enlevé et romanesque, tandis que l'ouvrage de Verdier-Molinié, terre à terre mais jouissif, tire du gros calibre et met à nu la réalité économique française. Nous sommes là au cœur du débat présidentiel. Le choc entre un Macron éternellement fringant et son passé, pardon, son passif, qui est aussi celui de ses prédécesseurs.

Emmanuel Macron est très doué, personne ne peut dire le contraire. Mais pour quoi faire ? Pour discourir ou pour gouverner ? Ce quinquennat n'a pas permis de rassurer les macrono-sceptiques, qui restent légion. Comme si le président sortant n'était pas fini, il y a toujours trop de contradictions en lui, entre son angélisme gnangnan et son machiavélisme chicanier. Domenach et Szafran, qui ne sont pas insensibles à son charme, rappellent qu'il a dit, il n'y a pas si longtemps, que la politique était « mystique ».

Christique, Macron ? En ce siècle où tout le monde est une victime, il n'en est pas une, sinon de lui-même. Les nouvelles générations ont tendance à penser que l'Histoire a commencé le jour de leur naissance et elles oublient souvent qu'elle est tragique. Chacun sa croix. De Gaulle eut la guerre d'Algérie. Giscard, une doublette de chocs pétroliers, ce qui n'était pas rien. Sarkozy, la crise mondiale des subprimes. Macron, lui, affronta les Gilets jaunes puis le coronavirus. Ses deux croix furent-elles plus lourdes à porter que celles de ses devanciers ? On en doute.

Tel Lucien de Rubempré découvrant Paris dans « Illusions perdues » de Balzac, Macron, jugulaire au menton et l'hubris en bandoulière, s'est bien amusé à l'Élysée. C'est pourquoi les clous du martyr ne lui siéent pas. N'en déplaise au meilleur duo du journalisme politique, il n'aura pas été plus calomnié, loin de là, que ses prédécesseurs en fin de course : Giscard accusé de trafic de diamants ; Mitterrand d'avoir été « collabo » ; Sarkozy de « folie » ou de prévarication ; Hollande d'avoir tué de ses propres mains une gauche « suicidée » par ses frondeurs. Le président sortant est l'objet, comme presque partout en Occident, de la vindicte d'une population obsédée par son déclassement.

Plus le déclin est grand, plus la crise civique est violente. Dans la foulée de l'excellent livre de Jacques de Larosière (1), Agnès Verdier-Molinié nous remet les yeux en face des trous dans son Vrai État de la France. Et, avec une colère froide, elle aligne une série de vérités qui ne sont pas bonnes à dire. Par exemple, qu'en matière de richesse par habitant, la France, 5e en 1975, est tombée au 25e rang mondial. Ou bien qu'à cause des 35 heures nous accusons un déficit de 7 milliards d'heures travaillées par rapport à nos principaux partenaires. Ou encore que notre balance commerciale souffre d'un déficit chronique. Sans oublier qu'il y a 7,1 % de travailleurs pauvres chez nous contre… 3,7 % en Allemagne !

Il n'y a pas un chiffre pour rattraper l'autre. Championne du monde des dépenses sociales (32 % du PIB) et as du logement social qui ghettoïse, la France réussit la gageure d'être à la fois un modèle antiéconomique, anticommercial et… antisocial. Le tout dans une opacité totale. Impossible, par exemple, de savoir s'il y a ou pas 2 millions de cartes Vitale de trop en circulation, ce qui expliquerait au moins en partie les chiffres de la fraude à la Sécu : l'administration a mis un mouchoir sur cette absurdité comme sur tant d'autres.

Un pays qui refuse d'identifier ses maux est un pays sans avenir. Rien n'est perdu si la France, enfin éclairée, décide de réagir comme l'ont fait longtemps avant elle la Grande-Bretagne de Thatcher ou l'Allemagne de Schröder. Notre dégringolade a commencé bien avant Macron, et il serait bien inspiré de chercher, comme Valérie Pécresse, les moyens de la stopper, au lieu de s'adonner à la scotomisation, terme qui, en psychologie, désigne le déni, maladie française qui fait la paire avec la dépression§

Pécresse, quelle différence avec Macron ?

Présidentielle

Etre ferme sur le régalien, démonter le bilan, partir des préoccupations concrètes des gens : voilà comment la candidate LR va tenter de se démarquer d'un président qu'apprécie une part de son électorat.

Les Echos - 26 janvier 2022 - Par Cécile Cornudet

S'il y a une personne qui ne se plaint pas du faux plat de la campagne et de la candidature tardive d'Emmanuel Macron , c'est bien Valérie Pécresse. Car dans ce drôle de vide, on peut amender, proposer, aller sur le terrain, se dévoiler, fait-elle tout à la fois. Elle a été désignée tardivement - pas totalement prête sans doute -, elle a un déficit de notoriété à combler et une réponse à donner à cet électorat droite/centre droit qui la regarde tout en s'accommodant d'Emmanuel Macron depuis cinq ans : mais qu'apporte-t-elle de plus que le président ?

Leur positionnement, économique notamment, n'est pas si éloigné. Ses qualités sont souvent les siennes (sérieuse, volontaire). Elle ne comble pas forcément ses manques : techno elle aussi, parisienne, figure de la réussite. Elle n'a ni son expérience à l'international ni sa présidentialité. Femme ne suffit pas, elle le sait. Valérie Pécresse a trois stratégies pour mettre de la différence entre elle et lui.

Elle mise sur le régalien, on l'a beaucoup dit, qu'elle estime être le point faible de son adversaire. « Le pays est fracturé, Macron l'a abîmé, il faut refaire Nation », confie-t-elle. Elle en a fait un point fort dans la primaire LR, elle continuera dans la campagne présidentielle. « Je suis la femme qui se lève pour redresser la France ». Sauf que sa crédibilité sur le sujet est trop fragile pour qu'elle puisse le faire totalement seule. Wauquiez, Ciotti, le Kärcher de Sarkozy sont convoqués, quand, elle le sait, c'est elle que les Français veulent connaître.

La France « affaissée »

S'attaquer au bilan ne nécessite pas de chaperon. Elle entend le démonter, point par point, « prendre le temps ». « La France s'est affaissée », insiste-t-elle en citant l'énergie, le logement, la « décroissance agricole ». Après deux ans de Covid, les Français sont peut-être las des discours sur le « déclin ». Qu'importe, elle prononce le mot. Mais pour mieux donner des « ailes » au pays, dit-elle, par des propositions fortes.

Successions , allocations familiales , heures sup , elle a commencé. « La ménopause et la santé des femmes » seront une grande cause, annonce-t-elle. D'autres sont à venir. Avec un point commun : elles parlent.

Elles parlent aux gens, comme elle veut leur parler. Quand « lui est à Bruxelles, moi je suis dans la vie », dit-elle. Valérie Pécresse veut privilégier le dialogue avec les Français, direct, sans filtre, dans les médias et dans les territoires. « Présidente connectée », espère-t-elle, par contraste avec Emmanuel Macron. Même si, comme lui en 2017, elle veut « parler vrai », ne pas dire « oui » à tout, réduire la dette et la dépense publique . Difficile à concilier ? Entre-temps, les Français sont devenus accros au « quoi qu'il en coûte ».

Macron et sa déclaration de candidature, ou le danger de faire durer le plaisir en politique

Présidentielle

Le Président aime étirer le temps, par plaisir, par intérêt, par tempérament. A force de contrarier les horloges, il peut les transformer en boomerang.

Sur la campagne présidentielle

Point de vue d'un adhérent Ambition France

Quels axes de campagne pour la présidentielle ?

Constats 

Attention aux impasses budgétaires de certains candidats à l'élection présidentielle qui avoisinent plusieurs dizaines de milliards €. 

Il ne faut pas se faire d'illusions, à cause de notre déficit extérieur permanent, la France perd de sa souveraineté, ce que les candidats "populistes" ne veulent pas admettre.

Nos marges de manœuvre sont plus étroites que nos concitoyens ne l’imaginent.

Il y a de moins en moins de politiques pour le dire car ils prennent le risque d’être battu systématiquement.

D'ou la solution imaginée par les candidats et avec le soutien des médias. La surenchère !! 

Les axes devraient pourtant être clairs 
1- restaurer une égalité de traitement entre le travail manuel et le travail intellectuel.
2 - former tout au long de la vie en acceptant la méritocratie. Si un élève est intelligent, il doit pouvoir suivre un parcours d’excellence.
3 - former à l’économie et la gestion du patrimoine (au moins les notions de base)
4 - identifier grandes filières d’avenir dans lesquelles les français peuvent exceller : Agriculture, Santé, Transports , Logiciels , Énergie nucléaire, Logements et infrastructures, Industrie et artisanat du Luxe, …
5 - mobiliser 1/4 de l’Epargne nationale (environ 300 milliards sur les 1.600 milliards € - du support euro des assurances vie) derrière ces filières en plus des aides européennes.
6 - renforcer le lobbying à Bruxelles pour défendre et promouvoir une vision moderne de l’Europe afin de réduire l’influence américaine et chinoise en Europe.
7  - parler d'une voix forte concernant la politique étrangère de l’Europe. Il est inadmissible que l’Europe soit écartée des négociations sur l’Ukraine. Négociations en direct entre les Américains et Poutine.
8 - favoriser l'accès au logement pour toute personne qui travaille est le sujet le plus difficile à traiter. Le télétravail va peut être apporter un cadre de réflexion important sur ce point. La spéculation immobilière et les logements vides sont un vrai problème pour nos jeunes.

En synthèse 

Le ou la prochaine présidente devra avoir une vision adaptée pour nos jeunes si l’on souhaite un pays « rénové » prêt à gérer les défis à venir et surtout, apaisé. 

Nous n'avons jamais autant ressenti la colère, la violence, la désespérance qu’en ce moment.

La France est un grand pays. Il devrait avoir l’humilité d’apprendre la gestion des pays «protestants» et du nord de l’Europe.

Qui avec moins de richesses - beaucoup moins diversifiés - s’en sortent mieux que nous.

Enfin, il ne faut pas croire que c’est en augmentant les impôts que l’on résoudra ces problèmes de fond.

Sur la Covid et la politique sanitaire

Point de vue d'un adhérent Ambition France

Ce que j’ai retenu du Covid après mes échanges avec mon médecin traitant, différentes vidéos et lectures.
Je précise que 20 % des membres de ma famille sont antivax. Ils aiment plus la naturopathie que Big Pharma.

Points sur lesquels nous sommes en phase  
1 - l'idéal est l’immunité naturelle.
2 - il faut éviter de vacciner les enfants et les femmes enceintes.
3 - l’idéal serait de faire des sérologies individualisées
4 - ne vacciner que les personnes âgées et à comorbidite .
5 - ce n’est pas un vaccin, puisqu’il n’empêche pas de l’attraper.
6 - il n’empêche pas de le transmettre.
7 - nous n'avons pas assez encouragé les traitements type azithromycine qui sont un antibios anti viral.
8 - point capital à vérifier : ces injections réduisent-elles les formes graves ? 

A priori oui mais nous attendons les études complémentaires. Les intubations sont effroyables. On en ressort rarement indemnes.  

Contexte politique, sociologique et juridique
C’est une petite épidémie. 5.3 M versus 40 M pour la grippe espagnole et 35 M pour le sida.
Les français ne veulent plus mourir.
Les dirigeants publics craignent les class action puisque la Covid a été classée par l’OMS pandémie mondiale.
L’obsession actuelle est la jauge des lits d’hôpitaux disponibles en réanimation.  
Nos personnels soignants sont épuisés, d'où cette solidarité civique que nous avons acceptée et respectée.